2016 en vol d’oiseau
Comme vous l’avez certainement remarqué, l’année 2016 n’a pas démarrée sous les meilleures auspices.
C’est en fait bizarre, car à la fin de l’année dernière, la presse spécialisée a annoncé une année bien meilleure que 2015.
Et comme d’habitude, en cas de mouvements violents et erratiques, de nombreux analystes et économistes se manifestent pour expliquer la raison de ces mouvements imprévus.
Comme souvent dans ce cas, un tas de scénarios catastrophiques sont avancés. Fait est qu’il est très difficile, sinon impossible, de prévoir l’avenir. On ne peut que conclure que les économistes et autres spécialistes excèllent pour expliquer ce qui s’est passé mais sont bien plus modestes quand il s’agit d’expliquer ce qui va se passer dans un avenir proche.
Nous aimerions prendre le temps pour vous expliquer d’une façon simple quelques faits et certains chiffres, afin de vous permettre de tout placer dans un contexte juste et réaliste, et ce, après consultation avec nos gestionnaires.
Un regard sur 2015, en vol d’oiseau :
L’année 2015 a été très turbulente.
- Ralentissement de l’économie chinoise avec un recul sensible des marchés financiers asiatiques.
- Baisse très sensible des marchés des matières premières, le pétrole en premier lieu.
- Grexit…ou non ?
- Elections en Espagne.
- Hausse des taux aux Etats-Unis.
- Tensions géo-politiques.
- Crainte d’une récession au Japon.
Les marchés financiers ont connu des fluctuations importantes, aussi bien à la hausse, qu’à la baisse. On peut conclure que finalement, l’année 2015 n’a pas été une bonne année pour les marchés financiers. Ce n’est que l’Europe qui a montré des résultats positifs. Tous les autres indexes ont fait noter des pertes relativement sévères :
- Eurio Stoxx 50 : + 3.85 %
- Hang Seng : – 7.16 %
- Dow Jones : – 2.23 %
Les prix des matières premières ont encore souffert bien plus :
- Thomson Reuters Commodity Index : – 25.77 %
- Crude Oil : – 34.97 %
En plus, les valeurs plutôt défensives, comme les obligations, ont également connues une année morose. Elles ont été fortement sécouées par la hausse brutale des taux d’intérêt au courant des mois d’avril et de mai. Ceci explique le rendement négatif de la plupart des fonds d’obligations à la fin de l’année 2015.
Les stratégies Fortuna par contre, ont fait noter des prestations positives.
- Fortuna Royale 1 : + 0.39 %
- Fortuna Royale 2 : + 15.15 %
- Fortuna Royale 3 : + 5.45 %
L’avenir , 2016 :
Vu que pas mal de défis vont croiser nos chemins au cours de l’année, Il est clair que la volatilité continuera à nous accompagner sur la route.
- Zone Euro
Notre économie est soutenue pour l’instant par un prix du pétrole très bas, par les taux d’intérêts et une valeur de l’Euro faible. Néanmoins, la croissance économique reste modérée. Les estimations pour 2016 se situent autour de 1.7 % pour toute la zone Euro. On peut difficilement parler d’une reprise économique solide et forte. Tout le monde porte ses regards vers Mario Draghi. Et celui-ci a beaucoup de difficultés pour atteindre les buts envisagés. Le taux d’inflation arrive à peine à s’installer au-dessus de 0. Malgré tout, les interventions commencent à porter leurs fruits. Les banques prêtent enfin plus d’argent et la masse monétaire augmente. Ceci sont des indicateurs pointant vers une reprise modeste. On peut donc manifester un optimisme modéré.
Car il y a également des points positifs à noter. L’Allemagne reste le moteur de l’économie européenne et l’Espagne, ainsi que l’Irlande, affichent des croissances autour de 7 %, tandis que la Grèce évite une croissance négative et les taux de chômages sont en régression partout. On prévoit donc que la croissance économique modérée va continuer au cours des années 2016 et 2017.
- Les Etats-Unis
L’économie américaire carbure à nouveau à une vitesse de croisière de 2 %. Le marché immobilier est à nouveau plus florissant, après quelques années difficiles. Le consommateur a quitté la route de l’épargne et donne à nouveau un envol solide à l’économie. Le revers de la médaille de la hausse du dollar est que les exportations sont en régression. Mais les investissements des entreprises sont en forte hausse, ce qui s’exprime par une baisse sensible du taux de chômage (5 %). En plus, les Etats-Unis s’attendent que le taux d’inflation va monter jusqu’à 2 % en 2016, ce qui permettra à Janet Ellen (FED) de continuer à faire graduellement monter les taux au cours de l’année.
- La Chine et les pays émergents
L’économie chinoise est encore toujours en perte de vitesse. Mais il s’agit plutôt d’une normalisation que d’un atterissage brutal. L’économie chinoise se transforme pour l’instant pour évoluer d’une économie, uniquement axée sur l’exportation, vers une économie de services, concentrée sur le marché intérieur. Cela se traduit par des chiffres de croissance plus modestes. En plus, les autorités chinoises ont encore pas mal de munition à leur disposition pour soutenir l’économie. Un exemple frappant est la dévaluation en phases de la monnaie chinoise (yuan) au cours des dernières semaines. Il ne faut cependant pas penser qu’on peut s’attendre à un renversement rapide et brutal. Pour cela, les défis sont d’une ampleur bien trop grande. Il ne faut quand-même pas oublier que l’économie chinoise montre des chiffres de croissance toujours très élevés. Et que la Chine, comme importateur majeur de pétrole, profite pour l’instant des prix excessivement bas, ce qui va influencer les résultats des sociétés d’une manière positive dans un avenir proche.
Tout à l’iverse, les autres pays émergents sont plutôt en mauvaise posture. Surtout le Brésil et la Russie, pays exportateurs de pétrole, souffrent de la baisse spectaculaire des prix. En plus, au Brésil, l’environnement politique est très éparpillé et le pays est régulièrement secoué par des scandales de corruption.
D’autres pays émergents par contre, délivrent une note plus positive, comme par exemple le Vietnam, le Cambodge, le Chili et l’Inde. Le Chili reste un des pays de l’Amérique du Sud avec une économie forte et performante, dépendant beaucoup moins de la demande chinoise. Et l’Inde, après l’élection de Modi et du banquier Rajan, a fait des choix justes et judicieux pour relancer son écomomie, montre des chiffres de croissance de + 7 %.
- Matières premières
Les prix pétroliers, ainsi que la plupart des matières premières, restent sous pression. Les raisons principales sont la décélération de l’économie mondiale, l’attitude bizarre de l’Arabie-Saoudite et la demande faible venant de la Chine. En principe, ceci est un bonne nouvelle pour les consommateurs, mais si les revenus des producteurs et exportateurs sont trop affectés, l’effet à long terme sera négatif.
- Obligations
Les marchés obligataires vont affronter une année 2016 difficile, tout comme celle de 2015. Des taux montants vont mettre ces actifs sous pression. Pour les obligations d’Etat de bonne qualité (US Treasury, Bund allemande etc), il ne faut pas s’attendre à un revenu. En ce qui concerne les obligations de sociétés, la qualité du choix sera cruciale.
Conclusion finale
L’année 2016 sera à nouveau une année pleine de défis. Mais Fortuna est convaincu, comme en 2015, que les bons choix seront faits. Les risques seront évités et les opportunités seront exploitées. L’accent est trop souvent mis sur les éléments négatifs. Dans un cadre plus large, on détecte pas mal d’éléments positifs et constructifs. Il s’agit de ne pas les ignorer. Un regard sur un terme plus long porte soulagement et confort.